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    • Poste : SPÉCIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE
    • Type d'offre : Emploi
    • Métier(s): Environnement , Foresterie, Sciences sociales, Sociologie
    • Niveau(x): BAC+5
    • Expérience: 5 ans
    • Lieu: Le poste de Spécialiste en sauvegarde environnementale est à pourvoir dans l’immédiat. Il est basé à
    • Date de publication: 11/10/2018
    • Date limite: 23/10/2018 (Expirée)

CELLULE DE COORDINATION DU PREMU

recrute

SPÉCIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE

 

Description du poste

CONTEXTE GENERAL DE LA MISSION
En Côte d’Ivoire, le secteur de l’eau potable a connu d’importants développements dans les années 1970-1980. La gestion du secteur de l’eau était de la responsabilité de l’administration centrale jusqu’à la création de l’Office National de l’Eau Potable (ONEP) en Août 2006. Les difficultés structurelles du moment ont amené l’Etat ivoirien à mettre en place des réformes institutionnelles avec la création de l’ONEP. En 2008, le contrat de concession entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la SODECI s’est mué en contrat d’affermage. Le financement du secteur se heurte à deux difficultés majeures, notamment, les arriérés de paiement des factures de l’Etat et le déficit d’exploitation dû à la non actualisation du prix de l’eau ; ce qui provoque le déséquilibre financier du secteur de l’eau.
Le service d'adduction d'eau potable dans les grandes villes ivoiriennes, qui jadis était parmi les plus performants en Afrique de l'Ouest, est aujourd'hui fortement défaillant du fait d'un retard dans les investissements pour le renforcement et l'extension des installations. De même, le fort taux d'urbanisation de ces villes affecte la satisfaction des besoins de la population.

Sur la base des priorités définies par le Gouvernement dans le cadre de son programme de relance et de développement du sous-secteur de l’hydraulique urbaine, il a été convenu de focaliser le présent projet sur les activités suivantes :
(a) Actions prioritaires de renforcement des systèmes de production d’eau potable de centres urbains de l’intérieur (Daoukro, Korhogo, Ferkessédougou, Tiassalé, N’Douci, N’Zianouan, Agboville, Bingerville et Béoumi) et la densification des réseaux de distribution d’eau pour accroître le taux de desserte en eau qui se situe en moyenne à 65% pour une population totale estimée à 500.000 personnes ;
(b) Facilitation du fonctionnement du cadre institutionnel et contractuel du sous-secteur de l’hydraulique urbaine en cours, par la mise en place d’outils de gestion patrimoniale et de régulation, et renforcement des capacités des acteurs, particulièrement de l’ONEP à remplir leurs missions.

Les activités proposées sont regroupées en deux composantes (i) Alimentation en eau potable (AEP) des centres urbains de l’intérieur et (ii) Appui institutionnel et renforcement des capacités.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante A relative à l’alimentation en eau potable (AEP) des centres urbains de l’intérieur, il est prévu des travaux de génie civil qui vont certainement générer des impacts environnementaux et sociaux positifs mais aussi négatifs potentiels qu’il convient d’éviter, réduire ou compenser.

Aussi, pour minimiser les incidences environnementales et sociales négatives que pourrait provoquer la réalisation des activités, soit individuellement, soit de manière cumulative, dans la zone d'intervention du projet, un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et des Constats d’Impact Environnemental et Social (CIES) ciblant des sous-projets d’investissement spécifiques et déjà identifiés ont été mis élaborés, conformément à la législation nationale ivoirienne et aux politiques opérationnelles de la Banque mondiale déclenchées par le projet , notamment la PO 4.01 sur l'évaluation environnementale et la PO 4.11 sur les ressources culturelles physiques.

Pour faciliter la mise en œuvre du Projet, le Gouvernement a confié la gestion fiduciaire à la Cellule de Coordination du PREMU, émanation de la Cellule de Coordination du Projet d’Urgence de Renaissance des Infrastructures de Côte d’Ivoire (PRICI). A ce titre, elle a en charge la coordination et la gestion des activités du projet, la communication et le suivi-évaluation, y compris le suivi des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.

C’est dans ce cadre que la Cellule de Coordination du PREMU se renforce avec le recrutement d’un(e) spécialiste en sauvegarde environnementale en vue d’assurer la gestion environnementale et sociale des investissements du projet conformément aux dispositions de la réglementation nationale et des politiques de la Banque.

Placé sous l’autorité du Coordonnateur, et sous la responsabilité du Coordonnateur adjoint, le (la) spécialiste en sauvegarde environnementale devra s’assurer de la mise en œuvre des tâches assignées aux agences d’exécution dans le cadre de leur mission de suivi environnemental du projet telle que définie dans la convention d’appui. Il devra, en outre :
- divulguer les instruments de sauvegarde environnementale notamment le CGES auprès des acteurs clés de la chaîne de mise en œuvre du projet (structures techniques, mairies, populations, entreprises de travaux, missions de contrôle, etc.;
- former les acteurs clés (directions techniques mairies, communautés villageoises, etc.) sur les mesures de suivi et de surveillance environnementale et sociale et la mise en œuvre des dispositions sécuritaires et sanitaires du GGES et des PGES ;
- participer à l’élaboration du PTBA du projet ;
- conduire le processus de screening environnemental et social des sous-projets ;
- élaborer les termes de référence(TDR) en vue de la conduite d’évaluations environnementales et sociales pour les sous- projets catégorisés « B » ;
- faire valider les rapports de Constat d’Impact environnemental et Social (CIES) par l'Agence Nationale de l’Environnement (ANDE) ;
- préparer les clauses environnementales et sociales et s’assurer de leur prise en compte dans les Dossiers d’Appel d’Offres (DAO) ;
- s’assurer de l’élaboration du PGES-Chantier et du Plan Hygiène-Santé-Sécurité(PHSS) par l’entreprise en charge des travaux et de son approbation par la Mission de contrôle ;
- S’assurer de la mise en œuvre effective du PGES, du PHSS et des séances d’information et de sensibilisation des populations par les missions de contrôle ;
- évaluer, réexaminer et contrôler en liaison avec l’ANDE, la conformité des activités avec le CGES ;
- s’assurer que chaque acteur de la chaine de mise en œuvre des aspects de sauvegarde environnementale et sociale remplit convenablement ses missions conformément aux arrangements institutionnels contenus dans le CGES.
- participer aux revues environnementales et sociales trimestrielles ;
- participer à la mise en œuvre des recommandations (relatives aux aspects de sauvegarde environnementale) des rapports des missions d’appui à la mise en œuvre de la Banque mondiale portant sur le PREMU,
- préparer et transmettre au Coordonnateur les rapports de suivi trimestriel/annuel sur les aspects environnementaux et sociaux ;
- analyser les données de la surveillance et du suivi environnemental et proposer des mesures d’amélioration de la gestion environnementale des sous-projets et des activités ;
- toute autre responsabilité ou tâche qui pourrait lui être confiée par le Coordonnateur allant dans le sens de l'amélioration du suivi du Projet et la réalisation des objectifs de la cellule de coordination du PREMU.

Profil du poste

Le ou la spécialiste en Sauvegarde environnementale devra :

- avoir un Diplôme BAC + 5 années minimum en science de la nature, en environnement, en sciences géographiques ou forestières ;
- justifier d’une expérience minimum de 05 ans dans la gestion environnementale et sociale de projets d’infrastructures ;
- avoir au moins deux (02) missions spécifiques de suivi et de surveillance environnementale et sociale de projets ou programmes financés par la Banque mondiale ou d’autres bailleurs bi ou multilatéraux;
- avoir conduit au moins trois (03) missions spécifiques d'évaluation environnementales et sociales (CGES, CIES, EIES, Audit, etc.) de projets d’infrastructures ;
- être familier (er) avec le processus de screening environnemental et social
- avoir une bonne maîtrise de l’outil informatique (traitement de textes, tableurs, gestion de projet et Internet notamment) ;
- avoir une bonne expression écrite et orale en français et une excellente capacité d’analyse, de synthèse et de communication ;
- avoir de bonnes dispositions pour le travail en équipe et sous pression ;
- aptitude à respecter les budgets et les délais et soucieux du travail bien fait ;
- aptitude à faire des missions de contrôle à l’intérieur du pays pendant 25% du temps de travail, minimum.

Dossiers de candidature

Le processus de sélection du personnel se fera selon la procédure de sélection des consultants individuels définie à la section v des directives : Sélection et emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque Mondiale édition Janvier 2011 révisée en juillet 2014. Le recrutement sera effectué par Appel à candidature et comportera deux (2) phases :
- Une phase de présélection des candidats par l’établissement d’une liste restreinte des candidats les plus qualifiés pour la mission au regard de l’analyse des cv reçus.
- Une phase de sélection par une interview des candidats présélectionnés sur la liste restreinte après l’avis de non objection de la Banque Mondiale. Le candidat retenu sera invité à des négociations pour l’attribution du contrat.

NB : Seuls les candidats présélectionnés seront contactés pour la phase des entretiens de sélection. Par ailleurs, les candidats ayant le statut de fonctionnaire devront avant leur recrutement se conformer aux dispositions 1.13 des directives suscitées, notamment apporter la preuve qu’ils sont en congé sans solde ou démissionnaire.

DOSSIER DE CANDIDATURE
- Une lettre de motivation manuscrite ;
- Un curriculum vitae détaillé ;
- Les attestations certifiées pour les déclarations figurant dans le CV;
- La photocopie des diplômes.

Le dossier devra être déposé sous plis fermé avec la mention "Recrutement d’un (e) Spécialiste (e) en Sauvegarde Environnementale " en quatre exemplaires (un original et trois copies) au plus tard le 23 octobre 2018 à 18 h précises à l’adresse suivante :
Cellule de Coordination du Projet de Renaissance des Infrastructures de Côte d’Ivoire (PRI-CI) sise aux II Plateaux – Vallons, Cité LEMANIA, lot N° 1802
08 BP 2346 Abidjan 08 COTE D’IVOIRE - Tél : (225) 22 40 90 90 /91 - 22 41 47 74
Fax : (225) 22 41 35 59


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